Le Diplôme avant la Médaille, ça fonctionne! Pour contrer le décrochage et donner aux jeunes la chance d’accéder aux meilleures perspectives d’avenir

(YG) L’école secondaire Vanier se distingue particulièrement depuis quelques années pour des initiatives positives pour contrer le décrochage scolaire dans ses rangs. Ces initiatives proviennent tant du milieu que des gens d’affaires déterminés à apporter leur contribution au développement de ces jeunes en difficultés, qui méritent d’être aidés.

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L’une de ces initiatives est le programme Le Diplôme avant la Médaille né en 2012 comme une initiative individuelle d’une entraîneure de basketball, Mme Béatrice Turcotte Ouellet, pour aider à la réussite scolaire de ses joueuses. Cette initiative s’est progressivement transformée en un programme structuré et a pris la forme d’un organisme à but non lucratif incorporé en 2016. La 1re édition du souper-bénéfice a réuni récemment 300 personnes à Vanier. Un succès à la hauteur de la réussite du programme.

Pour la conseillère municipale du district de Vanier, Mme Natacha Jean, très impliquée dans ce type d’interventions, elle souligne toute l’importance de ce type d’interventions pour changer la vie de ces jeunes. Pour le député de Vanier-Les Rivières et whip adjoint du gouvernement, M. Patrick Huot, il s’agit d’une très belle cause valant la peine, et ce, même pour aider une seule personne.  Ce qui n’est pas le cas ici. De très nombreux jeunes en ont déjà bénéficié. 

Le député de Québec et ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, a souligné le travail de la fondatrice pour aider les jeunes. Il a rappelé qu’il a débuté ses activités en enseignement à l’école de Vanier à titre de remplaçant dans une classe de secondaire II.

Le Diplôme avant la Médaille (DAM) a pour mission de favoriser la persévérance et la réussite scolaires des élèves à risque de décrochage en utilisant le sport comme levier d’intervention. Ils oeuvrent à contrer le décrochage scolaire grâce au sport et à un accompagnement personnalisé des élèves à risque, car ils sont convaincus que tous les jeunes ont la capacité et le droit d’accéder aux meilleures perspectives d’avenir. Les jeunes des équipes sportives doivent réussir tous leurs cours pour avoir du temps de jeu au sein de leur équipe. 

Rappelons que l’école secondaire Vanier est une école multiethnique d’environ 375 élèves et dont le taux de décrochage en 2013 était de 63 %. 93 élèves de 12 à 18 ans sont soutenus par DAM, répartis dans 7 équipes sportives (basketball, soccer et volleyball). Environ 70 % de ces élèves-athlètes sont des immigrants de 1re ou de 2e génération. 12 entraîneurs formés par DAM. Plus de 50 tuteurs bénévoles recrutés et encadrés par DAM, offrant plus de 1 200 heures d’aide aux devoirs bénévoles.

Depuis l’entrée du programme, notons que près de 40 % des élèves avaient déjà redoublé une ou plusieurs années scolaires avant leur participation au programme. Ils ne sont plus que 5 % pendant qu’ils y participent. 9 élèves sur 10 ayant été soutenus par DAM ont obtenu leur diplôme d’études secondaires ou poursuivent leurs études en vue de l’obtenir.

Pour l’année scolaire 2015-2016, 46 élèves-athlètes ont été soutenus par DAM. 89 % des élèves qui étaient préalablement en situation d’échec ont réussi la matière pour laquelle ils étaient aidés par un tuteur bénévole, lorsque cette aide était soutenue pendant six mois ou plus. 3 élèves sur 4 affirment qu’ils ont consacré plus de temps à leurs études à la maison. 93 % des élèves affirment que les diverses mesures de soutien les ont aidés à réussir leurs cours. 8 des 10 élèves finissants de la cohorte 2016 ont obtenu leur diplôme dans les temps. Les professeurs constatent une amélioration du comportement de leurs élèves. Certains notent qu’ils sont plus calmes, plus impliqués et plus attentifs.  

« D’ici 2019, nous visons à établir des ententes de partenariat avec deux autres écoles secondaires de la région de la Capitale-Nationale, avec l’objectif de soutenir plus de 300 élèves afin qu’ils obtiennent leur diplôme d’études secondaires dans les temps, deviennent des citoyens responsables et puissent contribuer à la société québécoise », termine Mme  Béatrice Turcotte Ouellet, fondatrice et directrice générale de l’organisme.

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