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Construction du pavillon de l’Institut nordique du Québec-Une tradition que l’Université Laval poursuit

(JB) Après avoir été le théâtre de travaux en recherche nordique pendant de nombreuses années, l’Université Laval voit ses efforts récompensés par l’annonce, le 17 août dernier, de la construction du pavillon de l’Institut nordique du Québec (INQ).

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Le projet bénéficie de l’appui du gouvernement du Canada de 25,5 M$, de celui du gouvernement du Québec, avec une contribution de 27,5 M$ (par l’entremise de la Société du Plan Nord) et du soutien de la Ville de Québec, à hauteur de 5 M$. Le reste du financement sera assumé par l’Université Laval et ses partenaires. Le début des travaux de construction est prévu en 2021.

« C’est toujours un plaisir, très chère Sophie d’être de retour chez vous et… chez moi », a lancé d’emblée le ministre de la Famille, des Enfants et du Département social et député fédéral de Québec, M. Jean-Yves Duclos, qui a été professeur titulaire à la Faculté des sciences sociales au sein de cette institution. « Nous avons un besoin constant et significatif d’innovation de recherche et de nouvelles connaissances. En matière d’innovation et de recherche, il n’y a pas de meilleur partenaire, pour le gouvernement canadien, que l’Université Laval. Nous avons en effet la chance, à Québec, de compter sur une institution (…) qui possède de solides infrastructures en matière de recherche et d’innovation ainsi qu’un bassin de chercheurs et d’étudiants compétents et ambitieux (…) L’annonce d’aujourd’hui permet de positionner l’Institut nordique, l’Université Laval et le Canada comme leader mondial en recherche nordique et arctique pour l’atteinte du développement durable, non seulement pour notre grand pays, mais aussi pour l’ensemble de la planète. »

« Investir dans les connaissances » (François-Philippe Champagne)

M. François-Philippe Champagne, nouveau ministre des Infrastructures et des Collectivités, a déclaré que « ce matin, nous avons la joie d’investir dans les connaissances. Pour moi, ça revêt un caractère particulier parce que l’investissement dans les connaissances, dans le développement durable du Nord-du-Québec et de l’Arctique canadien figure dans notre grand plan d’investissement historique dans les infrastructures. (…) On disait depuis longtemps que ce projet était en gestation, mais c’est grâce au leadership des gens de l’Université Laval et de la province, mais surtout de mes collègues de Québec, qu’il a vu le jour. (…) Mme la Rectrice, je suis fier de m’associer à vous aujourd’hui pour une annonce qui est très prometteuse pour l’Université Laval. Nous investirons plus de 25 millions de dollars afin de construire le bâtiment principal de l’Institut nordique du Québec ici même. (…) Ce projet va nous aider à mieux comprendre la réalité des communautés, ainsi que leurs défis comme les changements climatiques, qui sont particulièrement perceptibles. (…) En misant sur le savoir-faire, les connaissances et les compétences des divers experts et, notamment, de nos amis autochtones, nous contribuerons à bâtir ensemble une région prospère et durable où les collectivités seront dynamiques et en santé. »

« Une excellente nouvelle pour nous tous » (Joël Lightbound)

« Le nouveau site de l’Institut nordique du Québec qui verra le jour sur le campus de l’Université Laval est une excellente nouvelle pour nous tous. C’est un projet qui va permettre de faire rayonner l’expertise et le leadership du Québec et du Canada en sciences nordiques en réunissant les experts du Nord issus des universités, des collèges, des communautés, des gouvernements et du secteur privé. Sur une note plus personnelle, je dois vous dire que depuis mon premier jour à titre de député de Louis-Hébert, la création de l’Institut nordique du Québec était déjà ma priorité. Je pense que le leadership en matière de sciences nordiques est déjà bien établi. Avec l’Institut nordique du Québec, on va établir ce leadership et le propulser à la face du monde alors qu’on fait face à des changements climatiques qui nous apportent des défis considérables. »

« Soyons des acteurs plutôt que des spectateurs » (Sébastien Proulx)

« Il se passe, ici à l’Université Laval, des choses extraordinaires. Nous sommes une grande institution ici, mais nous créons une quantité impressionnante de recherche et de création de connaissance pour l’ensemble de la planète. Le sujet de la nordicité s’impose dans nos vies. Je préfère toujours penser que nous sommes des acteurs qui réagissons à ce qui se passe autour de nous plutôt que des spectateurs qui se font imposer l’agenda climatique ou l’agenda du monde, tout simplement. (…) La région de Québec continue d’être une locomotive, notre communauté est très active, notre économie est florissante dans tous les domaines d’activité. Bravo pour faire de Québec et de l’Université Laval cette plaque tournante de recherche au niveau international. Longue vie à cet institut iconique et bravo de vouloir changer le monde. »

« Le plus beau projet collectif où tout le monde a mis la main à la pâte » (Régis Labeaume)

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a félicité François-Philippe Champagne à titre de nouveau ministre des Infrastructures et des Collectivités. Il a ensuite salué le ministre responsable de la Capitale-Nationale pour son dynamisme. « Avec Sébastien (Proulx), on a réglé d’innombrables dossiers à Québec. (…) On n’aurait pas eu les 3 milliards de dollars pour le tramway, n’eût été de la présence de Sébastien Proulx comme ministre responsable de la région de Québec. Sophie D’Amours est une nouvelle rectrice qui nous rend tellement fiers et qui rayonne. Je salue Louis Fortier. C’est un grand jour pour lui aujourd’hui. Je veux aussi saluer Ghislain Picard et j’ai un petit mot spécial pour Robert Sauvé. Avoir su que tu devais aller à la retraite, on serait intervenu pour empêcher ça, cher Robert. En dix ans de vie politique, j’estime que c’est le plus beau projet collectif où tout le monde a mis la main à la pâte. »

« Un grand carrefour de connaissance et d’expertise » (Sophie D’Amours)

« Je suis vraiment émue. Ce matin, quand je me suis levée, j’avais l’impression d’être une petite fille. Je suis fière de tout ce qu’on a accompli ensemble. Fière de voir tous ces leaders marquer l’histoire de la recherche nordique du Québec, marquer l’histoire de l’Université Laval. (…) Nous sommes en train de changer les façons de faire en misant sur tous les talents et les disciplines. Les grands experts mondiaux sont ici, au Québec et au Canada. À ce titre, on peut penser à la naissance du Centre d’études nordiques avec M. Louis-Edmond Hamelin, qui a été le visionnaire de ce centre, devenu au fil des ans un pilier multiuniversitaire en ce secteur. On peut penser à la création du centre d’excellence ArcticNet et son brise-glace emblématique, le Amundsen, sous la direction de Louis Fortier. Ces réseaux de centres d’excellence réunissent des chercheurs de pointe. Avec toutes ces forces interdisciplinaires, on vient, avec l’Institut nordique du Québec, de donner un second souffle et de permettre que de nouvelles découvertes soient faites. »

« Le Nord vit sous une triple pression » (Louis Fortier)

« Le Nord se transforme sous la triple pression du réchauffement planétaire, la modernisation et l’industrialisation. Cette transformation spectaculaire, c’est un événement sans précédent. Et c’est un événement qui définit le début du 21e siècle par les enjeux géopolitiques, climatiques, socioéconomiques et environnementaux soulevés par cette transformation du monde arctique. L’ensemble de la planète se tourne vers le Nord et, en tant que nation nordique, le Canada et le Québec n’ont pas le choix d’être à l’avant-garde de cet éveil planétaire au monde arctique. (…) Certains de ces centres spécialisés en recherche nordique existent depuis les années soixante. (…) L’expertise de ces centres de recherche est souvent monodisciplinaire. Par exemple, sur les océans, les continents, la santé, etc. Or, les enjeux soulevés par la transformation du Nord et de l’Arctique canadien sont pluridisciplinaires, ce qui veut dire que nous devons avoir des réponses d’expertises qui combinent différents secteurs. En 2004, on a tenté de regrouper les différentes expertises des centres du Canada en recherche arctique. (…) Les résultats ont été spectaculaires. De la réfection de l’aéroport d’Iqaluit à la cartographie des voies navigables dans l’archipel canadien, on recense au moins 132 cas où la recherche effectuée par ArcticNet a mené à des programmes
destinés à aider le Nord à s’adapter au changement. »