La Corporation des parcs industriels (CPIQ) rencontre le maire de Québec, Régis Labeaume

(JB) Les gouverneurs de la CPIQ, ainsi que les partenaires de l’organisation ont rencontré le maire de Québec, M. Régis Labeaume, dans les locaux de Desjardins – Entreprises Québec-Portneuf. Notre hôte était M. Dominick Roy, directeur de l’organisation.

JPI 10 2018 article une

Le président de la CPIQ, M. Pierre Dolbec, a commencé la rencontre en dressant le bilan de la dernière année, en énumérant les progrès effectués en matière de transport en commun, de fiscalité (la parité d’augmentation de taxes des entreprises avec celles du secteur résidentiel) et de la sécurité dans les parcs. Il a d’ailleurs annoncé à M. Labeaume que le CPIQ aurait une rencontre cet automne avec le Service de police de la Ville de Québec, initiative qui a été saluée par le maire.

Pour Régis Labeaume, la priorité des actions entreprises pour maintenir la situation économique déjà enviable de Québec doit absolument passer par le recrutement de la main-d’œuvre. « Depuis quelques semaines, je parle de main-d’œuvre sur toutes les tribunes. Pour passer le message, j’ai besoin de l’aide des gens d’affaires œuvrant dans tous les domaines. On parle d’intégration et je peux vous dire qu’en France, il y a des milliers de chercheurs d’emplois vivant dans des régions où le travail est rare. Même chose pour la Belgique. Bientôt, je visiterai six villes françaises où vivent des gens qui ont le goût de s’établir au Québec. Le problème c’est que tout va bien jusqu’à ce qu’ils arrivent ici parce que ça bloque. Les deux paliers de gouvernement ne changent pas les lois pour faciliter leur entrée au pays et, si vous voulez que ça change, il faut que vous fassiez quelque chose. À Québec, notre principal problème, c’est la main-d’œuvre et nous pouvons avoir une main-d’œuvre francophone demain matin. J’ai des contacts avec des maires de villes françaises où le taux de chômage s’élève à 20-25 % et il y a des gens qui sont prêts à venir s’installer à Québec avec leur famille. Mais il faut leur faciliter les choses et les débarrasser de la paperasse inutile qui les attend à leur arrivée au pays. »

Une invitation à se mobiliser

Le maire de Québec a incité les associations de gens d’affaires à faire bloc pour attaquer le problème de manque de main-d’œuvre. « Toutes les associations économiques, patronales et autres doivent embarquer dans ce projet afin de créer un effet d’entraînement qui pourra faire changer les choses. Une organisation comme la Chambre de commerce et d’industrie de Québec devrait sortir et parler haut et fort pour que le problème se règle. Il faut davantage que des interventions dans les journaux. Il faut des gestes d’éclat où vous exigez des réponses à vos questions. Il faut que les choses changent parce que la situation actuelle est carrément intenable. Dans les médias, on entend parler de Français qui n’en peuvent plus de répondre à des questionnaires qui ne finissent pas. Il y a de nouveaux arrivants qui sont tellement submergés par la paperasserie qu’ils finissent par abandonner et retournent chez eux. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est désolant! »

La question du transport en commun dans les parcs

Le maire de Québec annonce l’arrivée de nouveaux circuits de transport en commun dans les parcs industriels, mais reconnaît que ces derniers fonctionneront à perte. «  Nous essaierons d’avoir la fréquence la plus importante possible et, dans notre calcul, nous tenons compte des taxes municipales versées par les entrepreneurs des parcs industriels. » Pierre Dolbec a rappelé à M. Labeaume que le RTC investit environ 750 heures de transport dans quatre parcs industriels et que d’autres circuits suivront. Régis Labeaume a répondu que le RTC mettrait de l’avant de nouveaux circuits dans la partie nord de Québec. « Nous allons vers ce que l’on peut appeler la mobilité comme un service. Nous avons 4 G$ à investir, dont 3 G$ pour le transport structurant. Nous voulons que tous les acteurs du transport travaillent avec nous. Cela signifie que les taxis, les autobus privés et le RTC doivent unir leurs forces pour reconduire les gens de chez eux au travail. Il faut donc révolutionner la façon classique de faire les choses. Les taxis font déjà du transport adapté, preuve que cette formule peut être étendue dans d’autres domaines. En dehors du circuit habituel des autobus, nous voulons que les usagers puissent faire les trois derniers kilomètres qui les relient à leur travail par le biais d’autres moyens. Nous travaillerons très fort là-dessus et le panorama du transport en commun changera », conclut le maire de Québec.

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